mardi, 15 juillet 2008

Photos du camp

Les photos du camp louveteaux sont maintenant disponibles!

jeudi, 10 juillet 2008

Fin du camp louveteaux

Le camp louveteaux est fini depuis hier. Il s'est trés bien passé, des photos seront bientôt disponibles.

mardi, 01 juillet 2008

C'est les vacances!

POLY06_359-vacances.jpgLes chefs qui s'occupent du blog ayant aussi le droit à des vacances, plus rien ne sera publié jusqu'à la rentrée...bon camp à tous!

dimanche, 29 juin 2008

Année jubilaire de Saint Paul

lug21fr.jpgEn ce jour où nous fêtons Saint Pierre et Saint Paul, ,commence l'année jubilaire de Saint Paul, pour fêter le bimillénaire de sa naissance, située entre l'an 7 et 10. Les pélerins qui se rendront à la Basilique de Saint Paul hors-les-murs recevront une indulgence pleinière.

Dernières instructions de BP

« Je vous demande, à vous chefs de patrouilles,de former à l’avenir vos patrouilles entièrement seuls : vous pouvez prendre en main chacun de vos scouts et en faire de braves garçons. Il ne sert à rien d’avoir un ou deux types épatants et le reste d’individus qui ne valent rien. Il faut vous appliquer à ce qu’ils soient tous à la hauteur.
baden.jpg Le plus important pour cela, c’est l’exemple que vous donnerez vous-même : ce que vous ferez, vos éclaireurs le feront aussi. Montrez-leurs que vous savez obéir à des ordres, qu’ils soient donnés de vive voix ou seulement par écrit, et que vous les exécutez en l’absence du chef ou en
sa présence. Montrez-leurs que vous savez gagner des insignes de capacités, et sans grande dépense d’éloquence, vous obtiendrez que vos garçons suivent vos conseils.
Aux éclaireurs, je dirais : vous avez vu dans cette guerre comment se gagnent les batailles par des soldats qui obéissent et qui suivent leurs officiers, alors même qu’en agissant ainsi, beaucoup vont au devant de la mort.
Mais ils le font parce qu’ils savent que si tous obéissent et font comme un seul homme la tâche qu’on leur donne, les leurs remporteront la victoire. Il en va de même pour les éclaireurs.
Obéissez à votre chef de patrouille, suivez-le et votre patrouille ne se laissera pas distancer. »

Baden-Powell

samedi, 28 juin 2008

L'autre

jean-paul-2-mere-teresa.jpg Seigneur,
Quand je suis affamé, quand j'ai faim,
donne-moi quelqu'un qui ait besoin de nourriture.
Quand j'ai soif,
envoie-moi quelqu'un qui ait besoin d'eau.
Quand j'ai froid,
envoie-moi quelqu'un à réchauffer.
Quand je suis blessé,
donne-moi quelqu'un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix de quelqu'un d'autre à partager.
Quand je suis pauvre,
conduis-moi à quelqu'un dans le besoin.
Quand je n'ai pas de temps,
donne-moi quelqu'un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu'un dont j'aurai à faire l'éloge.
Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu'un à encourager.
Quand j'ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu'un qui ait besoin de la mienne.
Quand j'ai besoin qu'on prenne soin de moi,
envoi-moi quelqu'un dont j'aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu'à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
Mère Thérésa

vendredi, 27 juin 2008

Les trois tamis de Socrate

785255983.pngUn jour quelqu'un vient voir Socrate et lui dit:
- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.
- Arrête! interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis?
- Trois tamis ? dit l'autre, rempli d'étonnement.
- Oui mon bon ami: trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?
- Non je l'ai entendu raconter et...
- Bien bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l'autre répondit:
- Non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire...
- Hum dit le sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire...
- Utile ? Pas précisément...
- Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier...

jeudi, 26 juin 2008

La prière selon Saint Thomas d'Aquin

1006931055.pngFrappez et on vous ouvrira


En priant, nous n’avons pas à nous inquiéter de manifester nos désirs ou nos besoins à Dieu qui connaît tout. Pourtant la prière est nécessaire à l’homme pour obtenir une grâce de Dieu : la prière à Dieu nous rend elle-même familiers de Dieu, puisque notre âme s’y élève vers lui, s’entretient affectueusement avec lui et l’adore en esprit et en vérité. Cette intimité acquise en priant incite l’homme à se remettre en prière avec confiance. C’est pourquoi il est dit dans le psaume : j’ai crié, c’est à dire j’ai prié avec confiance, parce que tu m’as exaucé, mon Dieu (16,6).

Reçu dans l’intimité de Dieu par une première prière, le psalmiste prie ensuite avec une confiance accrue. Ainsi dans la prière à Dieu, l’assiduité et l’insistance dans la demande n’est pas importune, mais bien plutôt agréée de Dieu ; car il faut toujours prier, dit l’Evangile, et ne jamais se lasser (Luc 18,1) ; et ailleurs le Seigneur nous invite à demander : Demandez et vous recevrez, dit-il, frappez et l’on vous ouvrira (Mt 7,7).

Saint Thomas d’Aquin, o.p

mercredi, 25 juin 2008

Acte d'abandon à la Miséricorde

168977814.jpgSeigneur, voilà plus de soixante-cinq ans que Tu m'as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n'as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini.

Au cours de toutes ces années, se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde.

Avec ta grâce et ton secours, j'ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd'hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d'avoir été l'objet de ton amour.

Mon âme te chante sa reconnaissance.
Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n'ont plus la force de Te prier, d'autres ont perdu l'usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T'atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : " Si c'était moi ? "

Alors, Seigneur, aujourd'hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T'offre à t'avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l'une ou l'autres de ces épreuves m'arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide.

Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d'inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j'aurai à vivre soit une suite ininterrompue d'actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d'amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement.

 

Jean-Paul II (18 mai 1985)

mardi, 24 juin 2008

Spe Salvi

1286345827.jpg
Pour tous ceux qui n'ont pas trouvé le temps de lire la dernière lettre encyclique de Benoit XVI, vous n'aurez maintenant plus aucune excuse....

1_Introduction.m4a
2_La_foi_est_esperance.m4a
3_Le_concept_d_esperance.m4a
4_La_vie_eternelle_qu_est_ce_que_c_est.m4a
5_L_esperance_chretienne_est_elle_individualiste.m4a
6_La_transformation_de_la_foi_esperance_chretienne_dans_l...
7_La_vraie_physionomie_de_l_esperance_chretienne.m4a
8_Lieux_d_apprentissage_et_d_exercice_de_l_esperance.m4a
9_Marie_etoile_de_l_esperance.m4a

TU SERAS UN HOMME, MON FILS

Si tu peux voir détruit
L'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot
Te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup
Le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant
Sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort
Sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï,
Sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre ;

309248532.jpg


Si tu peux supporter
D'entendre tes paroles
Travesties par des gueux
Pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir
Sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne
En étant populaire,
Si tu peux rester peuple
En conseillant les Rois
Et si tu peux aimer
Tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer,
Observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique
Ou destructeur,
Rêver mais sans laisser
Ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur
Sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave
Et jamais imprudent,
Si tu peux être bon,
Si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer
Triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs
D'un même front,
Si tu peux conserver
Ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;

1712663859.jpg


Alors les Rois, les Dieux,
La chance et la Victoire
Seront à tout jamais
Tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux
Que les Rois et la Gloire,
TU SERAS UN HOMME, MON FILS



Kipling

lundi, 23 juin 2008

André Zirnheld et la prière du para

André Zirnheld est né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne ayant choisi la France en 1870.

Il perd son père à l'âge de 9 ans et fait ses études secondaires au collège Saint Jean de Passy.

Bachelier puis licencié de Philosophie en 1936, il prépare en Sorbonne, à la veille de la guerre, un diplôme d'études supérieures de Philosophie sur Spinoza, tout en travaillant dans une maison d'édition.

Nommé professeur en 1937 au collège de Sousse, puis au lycée Carnot à Tunis.

Devant faire son service militaire, il demande vainement un sursis pour préparer l'Agrégation. Il est donc, en octobre 1938, détaché en qualité de militaire comme professeur au Collège de la Mission laïque française de Tartus en Syrie.

Au lendemain de l'armistice qu'il refuse totalement, André Zirnheld franchit la frontière libano-palestinienne à Nakoura et rejoint les Britanniques. C'est plus tard qu'il notera dans son carnet : "La légalité est un confort dont il faudra savoir se priver". C'est à ce moment, en tout cas, qu'il commence à le penser.

Il s'engage à la 3ème Cie du 24ème Régiment d'Infanterie Coloniale du capitaine Folliot qui stationne d'abord au camp palestinien de Sumeiriya puis à Moascar en Egypte où elle prend rapidement, après la fusion avec les hommes du capitaine Lorotte, le nom de 1er Bataillon d'Infanterie de Marine.

Affecté à la section de commandement de la 1ère Compagnie, le sergent-chef Zirnheld s'entraîne activement jusqu'au 6 septembre, date à laquelle l'unité part s'installer à Sidi-Barani, sur la frontière égypto-libyenne pour combattre les Italiens auprès de la 7ème Division Britannique, celle des "Rats du Désert".

Chauffeur du médecin de la Compagnie pendant les cinq mois d'opérations en Libye, André Zirnheld aspire à une affectation plus dangereuse lorsqu'il est muté, en janvier 1941, au service de l'Information et de la Propagande à la Délégation de la France Libre que dirige Georges Gorse, au Caire.

En mai 1941, il obtient de suivre les cours de l'Ecole d'élèves officiers de Brazzaville et après trois semaines de voyage parvient au camp Colonna d'Ornano. Sa formation se termine en décembre 1941 et il sort, avec le grade d'aspirant, 5ème de sa promotion.

Il choisit de servir chez les parachutistes des FFL, placés sous les ordres du capitaine Bergé. Il rejoint alors, en mars 1942, le French Squadron, intégré à la Special Air Service Brigade (SAS Brigade) britannique commandée par le Major Stirling, à Kabret, sur les rives du canal de Suez.

Bientôt, après la capture de Bergé en Crète, les SAS français opèrent en Cyrénaïque sous les ordres du capitaine Augustin Jordan. Le 7 juin l'aspirant Zirnheld à la tête de son groupe, part en avion pour l'oasis de Siwa, aux confins égypto-libyens, base de départ pour l'attaque de plusieurs aérodromes allemands en Cyrénaïque.

1210895601.jpgDes équipes autonomes de 7 ou 8 hommes, sous le commandement d'un officier, ont pour mission d'effectuer des sabotages à des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies pour paralyser, dans la mesure du possible, l'aviation d'interception ennemie.

Le 11 juin, Zirnheld et sa patrouille sont largués en pleine nuit sur la côte de Cyrénaïque à une trentaine de kilomètres de l'objectif. Leur mission consiste à détruire le plus possible d'avions ennemis sur un des trois aérodromes proches de Benghazi. Le lendemain, Zirnheld parvient à faire sauter cinq Messerschmitt 109 après avoir neutralisé la défense adverse. Le Major Stirling le propose immédiatement pour la Military Cross.

Début juillet les SAS français vont s'installer aux abords de la piste Marsa Matruh - Siwa et multiplie les attaques contre les arrières du Maréchal Rommel.

Le 26 juillet dans la soirée, une équipe franco-britannique de 60 hommes équipés de jeep attaque en force l'aérodrome de Sidi Haneish, près de Marsa Matruh. L'attaque est un succès et une trentaine d'appareils ennemis sont détruits. Les parachutistes repartent mais une crevaison oblige l'aspirant Zirnheld et l'aspirant Martin à quitter le convoi, à réparer et à camoufler leur véhicule à quelques kilomètres de là.

Le jour se lève et, vers 7H30, quatre Stukas lancés à la poursuite des parachutistes attaquent les deux jeeps qui s'abritent tant bien que mal au pied d'une falaise. André Zirnheld est blessé deux fois par les rafales qui ratissent le désert. L'aspirant Martin met aussitôt le cap à l'ouest. Mais à midi André Zirnheld meurt après de terribles souffrances. Il est inhumé par ses camarades en plein désert sur le rebord d'un oued puis est inhumé au cimetière militaire de Marsa Matruh. Son corps repose aujourd'hui au cimetière des Batignolles à Paris.

L'Aspirant André ZIRNHELD fut le premier Officier Parachutiste mort au combat

En faisant l'inventaire de ses quelques biens - dont le tribunal de Vichy avait ordonné la saisie - on trouva deux livres : le Saint-Paul de Jacques Maritain, et un Bergson, plus un poème qu'il avait écrit lui-même : la prière du parachutiste:
 
 
 
 

------------

Je m'adresse à vous mon Dieu
car vous donnez ce qu'on ne peut obtenir de soi.

Donnez moi mon Dieu, ce qu'il vous reste
Donnez moi ce qu'on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos ni la tranquilité,
Ni celle de l'âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succés,ni même la santé.
Tout ça mon Dieu, on vous le demande tellement que vous ne devez plus en avoir.

Donnez moi mon Dieu ce qu'il vous reste
Donnez moi ce que l'on vous refuse
Je veux l'insécurité et l'inquiètude
Je veux la tourmente et la bagarre
Et que vous me les donniez mon Dieu définitivement
Que je sois sûr des les avoir toujours
Car je n'aurai pas toujours le courage de vous les demander

Donnez moi mon Dieu ce qu'il vous reste
Donnez moi ce dont les autres ne veulent pas
Mais donne moi aussi le courage et la Force et la Foi.

Car vous seul donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

Le respect des anciens

Dis moi pourquoi Papy ?


Dis moi pourquoi Papy, je te vois souvent
Défiler dans la ville avec tous tes copains
Vous portez des drapeaux sous la pluie, dans le vent
Marchant du même pas, unis main dans la main ?
Dis moi pourquoi papy, de l'eglise au cimetière
Au monument aux morts, on entend le clairon
Vous déposez des fleurs sur des dalles de pierre
J'aimerais tout savoir. Quelle en est la raison ?

205688040.jpgDis moi pourquoi papy brillent sur vos poitrines
Ces médailles colorées que vous portez fièrement
Pourquoi vos défilés sont silencieux, si dignes
Et ce que signifient vos rassemblements ?

En réponse, mon petit, notre patrie la France
Pour être grande et forte, compte sur ses enfants
Beaucoup d'entre eux sont morts le coeur plein d'espérance
Pour que vous puissiez vivre en paix, tout simplement

Regarde les passer, respecte leurs emblèmes
Car ils ont donné, avec le même élan,
Leur jeunesse, le meilleur d'eux même
Sois fiers de leur passé, ce sont des combattants.

Car notre "boum" à nous, ce n'était pas la foire,
Nous n'avions pour musique que la voix du canon
Et tous ceux qui tombaient n'avaient qu'un seul espoir
Eviter à leur fils de connaitre le front.

dimanche, 22 juin 2008

Souviens-toi Chef

1142304129.jpgSi tu ralentis, ils s'arrêtent,
Si tu faiblis, ils flanchent,
Si tu t'assieds, ils se couchent,
Si tu doutes, ils désespèrent,
Si tu critiques, ils démolissent,
Si tu marches devant, ils te dépasseront,
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau,
Si tu pries... alors ils seront des saints.

Michel Menu

samedi, 21 juin 2008

NOTRE PERE

NOTRE PERE
choeur parlé


Deux personnes: l'un joue l'enfant, agenouillé, priant au milieu de la scène, l'autre est Dieu, caché dans un coin de la scène, invisible (couverture ou autre) mais sa voix doit bien retentir, c'est ce qui est primordial)

 

1260305040.gif

... / silence

L'enfant: - Notre Père, qui es aux cieux...

Dieu: - Oui ? (temps de silence afin de marquer l'étonnement de l'enfant)

l'enfant:- Qu'est-ce-que c'est ?

Dieu: - Tu m'as appelé

E - Ah ! Non ! Je ne t'ai pas appelé. Je prie... Notre Père qui es aux cieux...

D - Là... Tu l'as encore fait...

E - Mais qu'est-ce-que j'ai fait ?

D - Tu m'as appelé et tu as dit: "Notre Père". Me voici, à quoi penses-tu ?

E - Oh ! A rien, je... A rien du tout, je prie. Je ne fais rien de mal non ?

D - Non, continue ta prière...

E - ...Que ton nom soit sanctifié...

D - Que veux-tu dire par là ?

E - Eh bien, je veux dire que... Je ne sais pas ce que je veux dire, je... Cela fait juste partie de la prière, c'est tout.

D - Mon nom est différent des autres noms. Mon nom est Yahvé, "je-suis", cela ne te dit rien ?

E - Si, je n'y avait jamais vraiment pensé avant... Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

D - Que fais-tu pour que mon règne vienne ?

E - (Il s'emporte un peu, d'où une voix plus forte). Ce que je fais, moi ? Mais rien du tout ! Demande donc aux autres plutôt. D'ailleurs il me semble que ce ne serait pas plus mal si tu venais diriger toutes choses ici-bas comme tu les dirige là-haut !

D - Est-ce que je dirige ta vie ? Alors, que fais tu ?

E - Eh bien... Je vais à l'Eglise, à Noël, à Pâques, etc... Enfin j'y vais quoi !

D - Tu sais, mon règne a déjà commencé... Mon Royaume appartient à ceux qui suivent les traces de mon Fils :es-tu sûr de marcher dans ses pas ?

E - (d'une voix forte) Ecoute Seigneur, je suis aussi bon que toutes ces personnes qui vont à l'Eglise tous les dimanche matins.

D - Comment veux-tu que ma volonté soit faite, si ceux qui la demande ne commencent pas par l'accomplir ?

E - Oh, je sais, j'ai des problèmes, je ne suis pas un saint !

D - Moi aussi je sais...

E - Tu sais ? Alors tu sais peut-être aussi que j'aimerais me débarasser de toutes ces vieilles histoires qui m'empêchent d'être vraiment libre !

D - Bien ! mais avançons: nous allons travailler ensemble, toi et moi, et voir des victoires.

E - Ah ! non !... Ce soir ça va beaucoup trop loin, et cela prend beaucoup trop de temps... Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour

D - Me fais-tu confiance pour le pain ?

E - Oui.

D - Prier est un acte dangereux, tu pourrais finir par être changé, tu sais. Mais tu n'as pas fini ta prière, continue... (silence) eh bien, continue !

E - Je ne peux pas !

D - Tu as peur ?

E - Je sais ce que tu vas me dire.

D - Ah oui ? Et quoi donc ?

E - Pardonne nous nos offenses... comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

D - Tu penses à Arthur ?

E - (d'une voix forte et emportée) Et voilà ! Je le savais... tu allais me parler de lui, mais Seigneur, il m'a fait beaucoup trop de mal, tu comprends ? Et moi j'ai juré de me venger...

D - Et ta prière ?

E - Ca ? C'est une question d'habitude, c'est tout...

D - Au moins tu es franc. Mais ce n'est pas facile de porter la haine en soi, n'est-ce pas ?

E - Non, non, ce n'est pas facile. Mais je vais te dire, une fois que je me serais vengé, j'irai beaucoup mieux !

D - Cela n'ira pas mieux, au contraire. Tu es déjà tellement triste... Je peux changer tout cela.

E - Toi ?! Tu peux ? Et comment ?

D - Pardonne à Arthur comme un jour moi je t'ai pardonné.

E - Non Seigneur, je ne peux pas pardonner à Arthur, vraiment, je ne peux pas !

D - Que disais-tu dans ta prière ?

E - (après un long temps de réflexion, où on le voit se rendre...) Je vais essayer de pardonner, mais tu pourrais peut-être essayer d'aller lui parler à lui aussi. Je ne sais pas s'il te prie chaque soir !

D - Ce n'est pas ce qui m'arrête... Continue ta prière...

E - Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal

D - C'est ce que je vais faire, mais toi éloigne toi du mal, et apprend à vivre dans mon amour.

E - Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et gloire...

D - Que la grâce et la paix t'accompagnent

E - Amen.